Philippe Djian contre la répression en Syrie
La photographe Sarah Moon, associée à la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l'Homme, a organisé une action citoyenne le 17 avril 2012, jour du 66e anniversaire de l'indépendance de la Syrie. De nombreuses personnalités ont participé et soutenu cette action, parmi lesquelles Stéphane Hessel, Catherine Deneuve, Costa-Gavras, Lilian Thuram, Jane Birkin, Charles Berling, Nathalie Baye et Philippe Djian.
Chacun peut participer à cette action en se photographiant et en mettant sa photo en ligne, sur le site consacré à cet événement.
Ph. Djian à l'Auditorium du Louvre pour l'exposition de Jean-Philippe Toussaint
Philippe Djian fera partie des invités de Jean-Philippe Toussaint le samedi 5 mai à l'Auditorium du Louvre, dans le cadre d'une journée baptisée "Lire au musée" (11 h./18 h.). D'autres écrivains sont conviés à cette journée : Olivier Rolin, Pierre Bayard, Jean Echenoz, Pascal Torres et Ange Leccia.
Voir le programme complet
Quelques amis écrivains qui passaient au Louvre ce jour-là par hasard :
"Oh..." attendu pour la rentrée littéraire

Le prochain roman de Philippe Djian sortira fin août 2012 aux éditions Gallimard. Une première pour l'écrivain qui, depuis trente ans, n'a jamais eu l'occasion de figurer sur les listes de rentrée ni de concourir pour les prix littéraires de l'automne.
"Oh...", son titre énigmatique, est inspiré par la dernière réplique du récit, dont le narrateur est une femme. Construit d'un bloc, sans saut de ligne ni tabulations, ce nouveau roman est axé autour d'un thème difficile. Bientôt plus d'infos...
Philippe Djian et Stephan Eicher le 27 avril au salon du livre de Genève
Le 26e Salon international du livre et de la presse de Genève aura lieu du 25 au 29 avril à Palexpo. A cette occasion, Philippe Djian et Stephan Eicher se produiront en soirée dans le cadre d'un concert littéraire, le vendredi 27 avril.
Balade avec Djian, par Kate Barry (Empreintes, France 5, 09/03/12)
Le numéro de l'émission Empreintes consacré à Philippe Djian et réalisé par Kate Barry sera diffusé le vendredi 9 mars à 21h30 sur France 5.
Documentaire de 52’ réalisé par Kate Barry et produit par "En haut des marches", avec la participation de France Télévisions. Musique : Stephan Eicher.
De l’appartement où il vivait quand il était enfant, près de la République à Paris, à son bureau de Biarritz où il raconte comment il écrit, Philippe Djian ouvre son album de famille et raconte les différentes étapes d’une carrière éclatante, parfois controversée. L’enfant terrible du roman français, salué aujourd’hui par les critiques comme un classique contemporain, revient aussi sur les lieux où il a vécu, se promenant dans les rues de New York ou sur les quais de Martha’s Vineyard, une petite île au large de Boston où il s’installa il y a quelques années. A travers des souvenirs, des anecdotes, l’évocation d’un concert donné avec son complice Stephan Eicher, des extraits d’interviews anciennes - à commencer par cet « Apostrophes » où Philippe Djian confie avoir voulu tomber de sa chaise pour attirer l’attention -, ce film retrace les grands moments de la carrière et d’une personnalité hors du commun.
Homeless song, par Ph. Djian et S. Eicher
A voir, sur le blog de Stephan Eicher, une vidéo intitulée "Heliport", petite improvisation destinée sans doute à devenir une nouvelle chanson.
Philippe Djian et Stephan Eicher à la Foire du livre de Bruxelles et au Salon du livre de Genève
Philippe Djian est invité à la Foire du livre de Bruxelles, qui se déroulera du 1er au 5 mars 2012. Il sera également présent le 27 avril au 26ème salon international du livre et de la presse de Genève, qui aura lieu du 25 au 29 avril 2012. Pour l'occasion, Philippe Djian devrait se produire sur ces deux événements avec Stephan Eicher.
* Le premier concert littéraire en compagnie de Stephan Eicher aura lieu le samedi 3 mars, à 19 h., à la Foire du livre de Bruxelles.
Le site de la Foire du livre de Bruxelles
Le site du Salon international du livre et de la presse de Genève
Impardonnables en DVD - Le prochain roman...
L'adaptation d'Impardonnables d'André Téchiné sort en DVD le 1er février 2012. Plusieurs articles de presse, publiés au moment de la sortie en salles du film, sont à lire sur ce site. La commande est possible sur Amazon.
D'autre part, le prochain roman de Philippe Djian sortira vraisemblablement lors de la rentrée littéraire, en septembre 2012.
Ph. Djian invité à la Fête du livre de Bron le 4 mars 2012

Philippe Djian figure parmi les invités de la Fête du Livre de Bron 2012, près de Lyon. Cette édition sera axée autour du thème "Ceci n'est pas une histoire vraie", et se déroulera du jeudi 1er au dimanche 4 mars 2012.
Philippe Djian est l'invité d'une rencontre avec le public le dimanche 4 mars, à 14 h., salle des Parieurs.
Le site de la Fête du Livre de Bron
La chronique de Christophe Passer (L'Hebdo, 09/12/11)
Christophe Passer publie une chronique récapitulant son passage à la Foire du Livre de Brive-la-Gaillarde. Une chronique dans laquelle il est beaucoup question de Philippe Djian...

Hollande à Brives
Dans Brive-la-Gaillarde, Corrèze, 49 675 habitants, Philippe Djian m’a fait passer pour son attaché de presse. Ça me permettait de couper les files en trottinant derrière lui, en prenant un air professionnel et très affairé. Autrement j’en aurais eu pour des heures, entre les grappes compactes d’amoureux des livres tentant de s’infiltrer ici ou là, signature ou causerie, à la Foire annuelle.
Vous croyez que le roman se meurt, que les gens ne lisent plus? Allez à Brive, en novembre, vous verrez autre chose qui n’est visiblement pas si désuet: des lecteurs par dizaines de milliers. Ils achètent des tas de livres, romans, récits, essais, 600 000 euros sont dépensés en trois jours, avec les autographes, et ils ont l’air très heureux.
Il y a les stars, le Goncourt, Carrère, Nothomb ou Marc Levy en tête, et aussi les sportifs, les forçats endurants de la signature: Raymond Poulidor et Raymond Kopa, côte à côte, n’ont pas bougé de leur table en trois jours. Ils étaient émouvants comme la gloire en sépia.
Cependant Djian, en blouson et boots pointues de cow-boy des villes, avait décidé de profiter de la Foire, où il venait pour la première fois. Il n’aime pas trop rester assis à signer ses bouquins. Alors profiter, à Brive, ça voulait dire aussi, entre deux rencontres et lectures, s’empiffrer du foie gras qu’ils vous servent partout comme si c’était du Nutella en pot famille, et reprendre sans arrêt du champagne, qui était superbon. On voulait en être sûr. Pour vérifier, on en a repris souvent.
Du coup, on avait une main occupée par la flûte quand François Hollande est arrivé. Je vous dis ça parce qu’à Brivela-Gaillarde, durant ce week-end, c’était dur de ne pas utiliser sa main libre pour serrer celle de François Hollande, élu local. Pas qu’on lui courait après, mais il était partout, le candidat. Il signait son livre, il allait au café, il partait manger avec sa copine, resserrait la pince de tout le monde au bistrot.
En Suisse, il est commun d’ânonner avec fierté l’accessibilité sublime des politiciens, tout le monde peut leur causer au marché, ce genre de choses. Eh bien, Hollande, en ce marché de Brive-la-Gaillarde que chanta Brassens, vous pouviez aussi lui parler facile.
Je vais vous dire: il est plein d’humour caustique. Et ça m’a fait sourire quand il est passé devant Philippe et sa flûte, bien obligé de lui serrer la main itou. Djian, il est fatigué des politiques, il dit qu’il ne vote plus, il se marrait pourtant. Il se demandait vaguement s’il allait finir en photo dans le journal avec Hollande.
Pendant ce temps, sur la Côte, à Cannes, Sarkozy était occupé à sauver le monde. Dans la télé, on voyait ses affidés défiler avec des mines trop satisfaites de nous-on-estcopainsavec-Obama, on travaille à des choses très sérieuses. Ils ironisaient à mort sur Hollande qui était où, lui, ha, ha, ha!, rendez-vous compte? A Brive!
Je crois qu’ils sont à côté du réel. Je crois que l’éditeur des légendes, Antoine Gallimard, ouvrant la Foire, la deuxième de France, avait raison d’être cinglant, rappelant que Sarkozy n’avait jamais mis les pieds ici, ni au Salon du livre de Paris.
Il ne s’agissait aucunement de défiance envers le président. C’était plutôt de désolation envers son mépris de la culture dont il parlait. Car, dans les halles pleines de la Foire et alentour, il y avait aussi les moments sans foie gras ni champagne, le joyeux brouhaha des mots, Djian qui racontait la phrase et la langue.
Surtout, il y avait là une concentration unique d’écrivains, Chalandon ou Annie Ernaux, de penseurs ou essayistes, Bruckner, Rufin ou Beigbeder, de philosophes, de gens de presse, Nicolas Bedos, Laure Adler, Jean-François Kahn ou Giesbert: des gens d’influence forte, des centaines d’auteurs, venus de partout.
Ils ont parlé beaucoup de politique, ils ont parlé avec Hollande, près des gens et sous la pluie. Un jour, peut-être, on racontera que François Hollande a gagné une part de l’élection présidentielle française là, dans Brive-la-Gaillarde, Corrèze. Et Sarkozy, il était où ?
Christophe Passe, L'Hebdo n°49, 09/12/11









